tout en haut

Imaginez, quelque chose très haut.
Plus haut, tout en haut, vous voyez ?
Et bien, encore plus haut, c'est là. Là, au bout du monde et au bout du ciel, qu'il rêve, chaque jour et chaque nuit, d'aller.
Un sommet, plus haut qu'une montagne, bien au-delà des cieux. Après les nuages.
Mais pas n'importe comment.
Avec allure et prestige. Et par-dessus tout, avec gloire.
Une gloire éternelle ? … non, celle-ci est trop commune. Mieux. Encore mieux. Mais comment définir, ce mieux. Un mélange à la fois beau, somptueux même et presque idéal. Non. pas presque. Complètement Idéal. Une harmonie parfaite, en spirale… En spirale parce que toujours plus haut.
Parfait. Tout doit être parfait là haut. Il y parviendra.
Alors il travaille son corps. De subtiles rondeurs. Pas de grosseurs, de légères et sensuelles formes arrondies. Pas d'angles cassants, c'est agressif. Et avec grâce. Beaucoup de grâce, de légèreté et de sensualité. Parce qu'il s'agit aussi de séduire, en finesse, subtilement, discrètement mais toujours séduire.
Puis s'envoler. S'emporter dans le vent, se laisser glisser sur le souffle doux. Suivre la direction pointée d'un doigt fin et déterminé. Et réussir.
Simplement réussir à vous faire lever la tête dans sa direction, lorsque vous l'admirez. Parce qu'on ne peut que l'admirer et avoir envie d'y aller aussi, plus haut. Tout là haut. Non ?
_______________________
Mercure (bronze), Jean de Bologne, entre 1564 et 1580 ; Musée du Louvre






le prochain dans peu de temps, toujours aussi aérien mais plus doux…
Je ne connaissais ni l’oeuvre ni la citation.
Ca me plait beaucoup ! Merci
merci à toi pour ton petit mot