brève de cours (2)

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A quoi tu t’accroches au juste ?

Ton mec t’a larguée, ton meilleur ami est à l’autre bout du monde et tes copines te comprennent pas bien. T’as l’impression que tout le monde te regarde bizarrement à la fac. Pour certains, ce n’est pas qu’une impression. Certains profs t’ont fait des commentaires clairement orientés, parfois désagréables.

Mais tu t’en fous, t’es juste complètement heureuse et trop souvent ailleurs pour tout réaliser, tout comprendre.

Ou vas-tu ?

Ton année s’est bien passée, tu poursuis tes études, confiante. Et tu suis toujours son cours. T’as pas vraiment brillé à son partiel, t’as plutôt limité la casse qu’autre chose. Mais vous vous êtes beaucoup vus. Deux fois par semaine, vers 19h.

Au début, tu partais assez tôt, enfin… pas tard. Et puis il t’a ramenée quelques fois. De plus en plus tard, de plus en plus souvent.

Oublie-le !

T’as du mal à rester concentrée en cours, tu dors pas assez. Les cours t’intéressent, mais tu sais pas bien où tu vas. Tu sais ce que tu ne veux pas faire. Va falloir se décider. Tu sens bien que cette prof te méprise. Elle te regarde de travers et a toujours une allusion bien placée quand t’as une question. Alors tu poses plus de question. Tu les gardes pour toi, comme beaucoup de choses.

Un jour il est resté chez toi. Une nuit, pour repartir très vite le matin. Et d’autres nuits.

Tu regretteras.

Le semestre est passé à toute vitesse ; le deuxième avance à grande vitesse, t’as beaucoup de boulot mais ça va assez vite. La plupart de ton entourage cherche à te faire la morale, du coup, t’es souvent toute seule, t’as toujours pas mis les pieds à la BU et tu passes l’essentiel de ton temps libre à l’attendre.

Un jour, il est reparti moins vite. Puis, il est resté le matin. Puis jusqu’à midi. Et puis vous avez passé une journée ensembles, une autre. Un week-end de temps en temps. De plus en plus.

Réfléchis.

T’as arrêté de l’attendre. T’as eu ton année sans trop de problèmes malgré quelques bêtes inattentions, t’as déménagé et tu changes de fac. Trop de « on dit », de préjugés, de sous-entendus. Et t’en as assez entendu. T’es pas idiote, ni prétentieuse, ni vicieuse. Juste heureuse.

Tu l’aurais rencontré en boîte ou dans un bar, personne n’aurait rien dit. Mais là, c’était ton prof. Alors tu poursuis tes études ailleurs, et vous vous installez ensembles.

Regrets ou remords ?

10 ans plus tard, tu t’en souviens comme si c’était hier.
T’y repenses avec le sourire chaque fois que tu fais cours, c’était sa fac. Chaque fois que t’entres dans ton bureau, c’était le sien. Chaque fois que tu vois ton fils

 

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