la pudeur

Intime.

Quand, dévoilée, elle se cache sous sa pudeur, c’est ardente, qu’elle reparait au coucher du soleil.
Quand, voilée, elle se découvre, ses courbes sensuelles implosent en elle et, nue, elle s’épanouit.

En silence, elle se laisse porter par l’obscurité, en des gestes alanguis presque trop lents.
Loin des lumières, de faibles lueurs découvrent une peau trop parfaite pour être regarder de jour.
Hors du temps, une goutte d’eau éternelle entre les seins, pour la parer de pureté.

Quand, lancée, elle se bride sous le vent, et triomphe de ses chaînes pour se déchainer.
Quand, essoufflée, elle se cambre sous la pluie, et danse de plaisirs.

En silence, elle pleure son désarroi pour mieux rire une fois seule.
Loin des lumières, elle revit dans son corps engourdi, d’intenses instants passés.
Hors du temps, elle déploie ses voiles jalousement et préserve ses secrets.

Quels secrets ?

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La pudicizia (détail)
, Antonio Corradini, 1752, Naples, Chapelle Sansevero.

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