Reine de la nuit

Quand elle montre ses belles gambettes,
Qu’elle ondule sur la piste…
Divine.

Quand, un verre à la main, assise sur le comptoir,
Elle attire tous les regards…
Exquise.

Quand son joli minois esquisse un sourire,
Un clin d’oeil en passant, de ses yeux rieurs…
Sublime.

Elle est reine,
Reine de la nuit…

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Elle !

elle

J’aime pas les filles qui piquent les fringues de leur mec. Mais j’adore la voir se promener avec mes sweat-shirts en petite culotte dans l’appartement.

J’aime pas quand elle ronfle mais j’adore la regarder dormir, même quand elle ronfle.

J’aime pas les filles qui pleurent mais j’adore la consoler quand elle se réfugie dans mes bras.

J’aime pas les grasses matinées mais j’adore traîner au lit avec elle.

J’aime pas quand elle pique une crise de nerfs mais j’adore ses mimiques et ses yeux noirs quand elle est en colère.

J’aime pas quand elle inonde de buée et d’eau la salle de bain mais j’adore la regarder sous la douche.

J’aime pas quand elle se maquille pendant des heures mais j’adore ses grimaces et son air très sérieux devant le miroir.

J’aime pas quand elle sort seule le soir mais j’adore la voir se préparer.

J’aime pas la savoir trop sexy quand elle sort mais je craque quand elle danse sur un comptoir de bar en pleine soirée.

J’aime pas quand on la regarde, mais j’adore cette fierté que je ressens quand on la regarde.

J’aime pas les filles qui rient trop fort mais j’adore ses éclats de rire.

J’aime pas quand elle s’absente quelques jours mais j’adore nos retrouvailles passionnées.

J’aime pas… plein de trucs de filles mais Elle, … c’est pas pareil !

Accordez-moi cette danse

Accordez-moi_une_danse

Accordez-moi cette danse,
Vivez, tournez, enivrez-vous, dans mes bras.

Accordez-moi cette danse,
Abandonnez-vous corps et âme, dans mes bras.

Accordez-moi cette danse,
Soyez ivre de vie et de bonheur, dans mes bras.

Accordez-moi cette danse,
pour que brille encore ces yeux qui me font tant rêver,
pour que rayonne encore ce sourire qui me fait vivre .

La grille et la fenêtre…

… ou l’étrange histoire d’un amour impossible.

La grille est amoureuse de la fenêtre.
Elle lui dessine des cœurs et lui fait des sourires pour lui montrer son amour.
Elle n’est pas naïve, juste de fer, et fait de son mieux.
La fenêtre ne comprend pas et demeure de glace, sous sa plastique impeccable.
Au fil du temps, la grille finît par abandonner et se contenter du reflet de son amour…
Du reflet de ses passions.

Conte d’ailleurs.

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lien (photo) : http://a-tension.eu/index.php?showimage=2213

androgyne

lips

Un marcel bleu marine, un jean foncé, des converses au pied et une ceinture en toile rouge.

Pas de maquillage, le teint blanc, un peu trop pale et de jolies lèvres roses et brillantes au sourire ambigu.

Ses cheveux blonds courts, encore humide, sont en désordre et ses yeux bleu clair qui pétillent, illuminent son visage.

Un coup d’œil dans le miroir de la salle de bain, au milieu de la buée essuyée d’un revers de main… OK.

Elle attrape son sac, ses clés, son portable et sa veste en cuir. Ce soir, elle se lance et compte bien l’aborder… cette jolie brune aux yeux noirs, pulpeuse et sensuelle… si inaccessible, si… femme !

Beauté froide au corps androgyne, cette fille aussi farouche que déterminée m’étonne. Je me précipite derrière elle.

La porte claque.

à ses côtés…

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« Ta belle gueule te sauveras pas toujours mais je t’entends déjà en rire. » Ca, c’est ce que tu lui disais chaque fois que la coupe te semblait pleine, chaque fois que tu savais qu’il était déjà trop tard pour l’en dissuader, chaque fois que son monde avait déjà pris le dessus sur la réalité.

Son monde en a fait rêver plus d’un et plus d’une. Parce que, dans son monde, on est invincible.  Parce que, la-bas, les armes les plus redoutables sont le rire et les rêves. Parce que… juste parce que t’aurais eu l’impression d’exister à ses côtés si t’avais fait partie de son monde.

Alors, tu lui répètes, inlassablement, que ses beaux yeux ne feront pas tout. Qu’un jour tout ça va ressurgir et ce sera incontrolable. Mais, tu l’accompagnes partout quand même.

Parce que, dans son monde, la solitude n’ existe pas et tu crois en faire partie…

marée haute

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On est tous assis sur des couvertures ou dans le sable, autour d’un feu. On a tous eu la main lourde sur la bière et le rhum. Et on a tous oublié les jus de fruits pour aller avec. La moitié des saucisses aussi d’ailleurs. Ca c’est parce que la glacière était trop petite et qu’il fallait choisir entre le rhum et la viande… T’as choisi.

On fume beaucoup trop mais on s’en fout, on boit beaucoup trop aussi, mais c’est pas grave, on dort sur place. On est sur un roc qui surplombe la plage de quelques dizaines de mètres. Y’a une belle vue sur les lumières du village d’en face. On aperçoit les lampes à huile de la pizzeria. Il faut trop chaud pour cette période de l’année, on a passé la journée dans l’eau, les planches de surf sont posées autour de nous et vont sûrement faire office d’oreiller, mais les couvertures ne serviront pas avant l’aube, quand il fera plus frais… Peut-être qu’elles serviront pas du tout, on veut se lever tôt pour avoir les premières vagues. Se lever tôt ou ne pas se coucher.

Tu te lèves, en marmonnant un truc inaudible parce que l’aure ahuri continue de nous brayer du Bob Marley avec sa guitare mal accordée. C’est le premier à ronfler d’habitude, faut croire qu’il est en forme ce soir.

Et là tu cours vers le bord et tu sautes ! Le con ! Il a pas osé !

J’ai arrêté de respirer, je me suis levée, d’un coup, dégrisée et j’ai attendu le bruit de l’eau, le « plouf » qui me prouverait que l’eau était haute.

J’ai eu l’impression d’attendre une éternité. L’attérissage d’un saut de quinze ou vingt mètre, c’est pas aussi long. Une chute suspendue dans le temps et ce p*** de « plouf » qui veut pas arriver…

C’était marée haute.

T’es remonté par le sentier quelques minutes après, trempé et mort de rire. Fier de toi, clamant que c’était pas encore ton heure.