philosophie ludique – « Cogito Ergo Sum »

Quelqu’’un d’assez connu et de plutôt futé (*) a dit un jour :

« Je pense donc je suis »

Alors, je suis… beaucoup même.
Mais pas toujours dans la bonne direction.

Puis quelqu’’un d’’autre a ajouté, plus tard, que c’’est en se trompant que l’’on apprend.

Alors, à l’évidence, j’’ai beaucoup appris !

* Descartes, Discours sur la méthode, 1637

Elle avait ces beaux yeux vert clair et ce regard perçant,

cette allure digne et ce maintien noble, cette classe d’une autre époque.

Elle avait l’âme voyageuse et avait vu du pays.

Elle avait ce rire roucoulant et entraînant,

cette écriture verte bien à elle et cette sainte horreur des photos.

Elle avait du caractère et de l’aplomb.

Elle avait le goût du jardinage et des belles fleurs,

cette habitude de se promener par tous les temps,

d’aller nager n’importe quand, ou presque, aussi.

Elle avait de longues mains et de jolies bagues, cette coquetterie si touchante.

Elle avait été divinement belle et aventurière,

elle avait ses souvenirs précieux qu’elle gardait nombreux pour elle seule.

Elle avait traversé le siècle et vécu mille vies,

elle était mère, grand-mère et arrière-grand-mère.

Elle semblait à l’étroit et déplacée dans cette grosse boite en bois.

Aujourd’hui, elle est libre, dans l’océan.

 

« A nous de vous faire préférer le train »…

… ou pas…

Après une longue absence, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager mes derniers déboires avec la SNCF.

Des amis se marient dans le sud de la France dans moins de deux mois, on décide donc de bloquer nos billets de train dès à présent.
Une bonne demi-heure plus tard, après avoir inspecté le site internet et les différentes combines dans tous les sens, je tombe sur une offre « spécial mars » (pourquoi ça apparaît 30 minutes plus tard ça ?!) avec des billets prem’s en première classe pour 96€ l’aller, meilleur tarif dispo (pas donné, mais pour deux  billets ça va encore). Ok, on bloque. Idem pour le retour. D’autant qu’il est inscrit en rouge « dernières places disponibles », alors on traîne pas trop…

Une heure plus tard, je jette un coup d’oeil sur le site, je saisis mes données et constate, non sans agacement, que mes billets prem’s première classe « dernières places disponibles » sont passés à 82€ les deux billets…  fichtre ! et, cerise sur le gâteau, des billets prem’s en seconde classe apparaissent à 44€ l’aller pour deux « dernières places disponibles »… Là, je rêve !

Ce tarif là, impossible de le trouver une heure avant, et il apparaît comme ça, une fois que j’ai payé mes billets (parce que les prem’s on réserve pas, on paye et surtout on ne change pas d’avis parce qu’on ne se fait jamais rembourser).

Alors, forcément, ça fait deux jours que je cogite et que je m’énerve toute seule… C’est quoi cette gestion complètement opaque des tarifs, franchement ?

Et, le bouquet final, c’est quand, en plus, je tombe sur ça :

« Des tarifs carrément plus clairs et des services qui simplifient la vie : SNCF se mobilise pour vous faire préférer le train… »

Leur méthode pour « nous faire préférer le train » n’est pas au point, semble-t-il…

 

Petit bonheur !

Il y’a cette lueur qui brille au fond de ses yeux,

Ce bleu profond qui pétille dans son regard,

Ces petites lèvres  acidulées et ourlées,

Ce petit nez qui se retrousse.

Puis, ce sourire innocent à tomber,

Ces joues rondes et rebondies,

Cette frimousse à croquer,

Ces mini-oreilles si fines.

Et, ces petites mains potelées,

Ces petits pieds… si petits,

Ce ventre et son nombril tout neuf,

Ce petit corps tout rose et tout chatouilleux,

Tout ça,

Ce petit bout de bonheur,

Me fait complètement craquer !!!

Rien que du bonheur !

bonheur

Des yeux d’amour,

Une petite frimousse toute neuve,

Un petit prince pour qui

Même décrocher la lune

Serait une aventure moins magique

Que celle du moment présent

Passé à ses côtés…

Du temps…

du_temps

Il faut donner du temps au temps.
Miguel de Cervantès, Don Quichotte (1605-1615).

Et mon temps qui ne veut plus de temps en plus et en demande, pourtant, toujours plus.

Paradoxe. Un trop-plein de temps, à recycler.

Dans l’attente…

Une longue attente, où patience et excitation s’entrechoquent.
Une attente électrique, fière mais un peu craintive aussi.
Parce que la fin de cette attente, si désirée, est inquiétante mais inéluctable.

Le corps, dans ses contradictions et sa complexité, rythme le temps de ses bouleversements.

Les secondes qui s’envolent, la serennité avec.
Les minutes qui flambent, l’émotion aussi.
Les heures qui s’endorment, la volonté qui s’enflamme.

Et le corps qui compte les mois, les jours puis les secondes…

hommage – Jean Yoyotte

yoyotte

L’égyptologue français Jean Yoyotte est décédé le 1er juillet dernier à Paris, à l’âge de 81 ans.

L’égyptologie française perd l’une de ses grandes figures […]
Les connaissances encyclopédiques de cet « historien de l’Antiquité », comme il aimait à se définir, faisaient de lui l’un des meilleurs connaisseurs de la civilisation pharaonique. [lien]

La fascination fait oublier que l’Egypte est une partie du monde qui a connu une expérience humaine, la civilisation pharaonique, pendant trois millénaires et demi, et que, tant par sa durée que par son originalité, elle est un sujet de réflexion formidable pour les sciences humaines. Autrefois, on accordait une grande attention à l’histoire événementielle, à la chronologie, aux successions politiques; on survalorisait le contenu des inscriptions. Avec l’école des Annales, les chercheurs se sont engagés dans une histoire globale. Le métier d’égyptologue, aujourd’hui, ce n’est pas de vous raconter Néfertiti ni Cléopâtre, mais de considérer la société sous toutes ses facettes: son économie, ses structures sociales, ses représentations idéologiques, ses oeuvres d’art, ses produits, sa philosophie… [lien]