folies

img_5100

En temps de guerre, la meilleure défense est l’attaque…

Et ça recommence, les mêmes folies, les mêmes doutes, les mêmes blessures.

Arrêter d’y croire c’est perdre tout espoir. Y croire encore, c’est s’accrocher à de faux espoirs.

Soit.

Mais ça fait mal.

Publicités

Je vais bien.

je_vais_bien2

Tu m’as dit un jour que tu prenais moins de mes nouvelles parce que j’allais bien. Et puis ton absence m’a laissé un goût amer, après tant d’attachement.

Je me suis laissée emporter par mes sentiments et je n’ai pas suivi ses conseils.

J’ai abandonné ce que j’ai entrepris l’an dernier. J’ai vécu échecs et déceptions quant à mes projets d’avenir, mais j’ai gardé la tête haute.

J’ai eu des nouvelles par personnes interposées. Tu vas bien.

Moi aussi.

Ne reviens pas.

Ecrire

« Ecrire n’est justifié ni même n’a de sens qu’à condition d’être absolument vital »

Les amitiés maléfiques.

Pourquoi écrire ?

Peut-être pour se comprendre, parce qu’on n’a pas le courage de tout avouer à voix haute, parce qu’on n’ose pas se l’avouer à soi-même ni prendre la décision de tout changer.
Peut-être pour se laisser rêver un peu, parcourir ce Soi intérieur, créatif et imaginaire, ce pays enfoui au loin sous de vastes mers.
Peut-être parce qu’un navire lutte, sans cesse, à la surface, contre ces houles incessantes et puissantes tempêtes.
Peut-être parce que ce navire prend un peu de lui, âme en peine, et récolte sous chaque poussière d’étoile la force d’avancer, sous chaque rayon du soleil la force de vaincre.

Ecrire pour s’évader, rêver, crier aussi.
Ecrire pour se confier, s’enfuir et s’éprouver.

Un secret, une parole intérieure, une pensée troublée, un rêve farfelu, une émotion intense…
Un petit rien qui forme un tout pour certains, un flou pour d’autres.

Todra

todra1.jpg

Un pied dans l’eau, puis l’autre. Jusqu’au genou. Mais pas plus. L’eau est glaciale, l’air brûlant et le contraste… saisissant.
Les perles de sueur gouttent sur ma nuque mais c’est bien un frisson de froid qui me parcourt le corps, depuis le genou. Le pire, c’est la cuisse. L’intérieur de la cuisse et le ventre. C’est glacial. le genou suffira.
La fraîcheur de l’eau, sa pureté. Elle est translucide et reflète l’envers du décor. Une pureté glaciale au reflet aride.

todra2.jpg

Ces grandes falaises escarpées qui semblent grimper toujours plus haut, pour ne laisser filtrer qu’une mince bande d’un ciel bleu azur, trop lumineux pour être regardé à l’œil nu…
Cette eau limpide, ce bout de ciel bleu, cet air brûlant… Une vie contrastée, entre deux feux, une vie fragile.

entre deux

Avoir l’impression d’exister.

Se battre pour des causes.

En douter.

Avoir l’impression d’être à côté.

Résister face à l’adversité.

Mentir.

Avoir l’impression de disparaître.

Battre en retraite.

Se cacher.

“je t’aime. – moi non plus !”

Un égoïste méfiant doublé d’un menteur sans scrupule. Un mec froid, plein aux as, imbu de lui-même. Cynique et beau parleur. Beaucoup trop fier mais beau comme un dieu. Séducteur né, sarcastique et cruel, qui aime le luxe et la souffrance.

Mais pas égoïste pour tout le monde. Honnête avec ceux qu’il a méticuleusement choisis. Sérieux et capable d’une fidélité sans faille et d’un soutient inébranlable. Froid et fier, toujours cynique, mais doué d’un sens de l’humour acéré et piquant. Brillant et doué, peut-être trop.

Mais, ça, c’était pour une poignée de gens, qui se comptent sur les doigt d’une main, à peine plus. Pour le reste du monde, tu étais et seras toujours un sale con. Tu as probablement fait plus de mal que de bien… Nombreux sont ceux qui doivent même se sentir soulagés de te savoir parti.

Je t’ai détesté… au moins autant que je t’ai adoré. Aujourd’hui on ne peut plus rien dire parce que tu n’es plus là. Pourtant tu ne changeras plus. Et je ne peux pas m’empêcher de penser que tu as abandonné la seule personne qui aurait vraiment eu besoin de toi. Il va te ressembler de plus en plus chaque jour. Et je ne sais pas si c’est une bonne chose ou non.

au coin d’une rue…

Je dévale les escaliers de mon petit immeuble à toute vitesse, je suis pas en avance, mais pas du tout. Je me dis même que je suis sûrement en retard en claquant la porte cochère. Comme d’habitude… Je tourne au coin de la rue et me dirige vers le métro à grandes enjambées.

Une femme, sur le trottoir d’en face, attire mon regard. Elle est arrêtée au milieu du trottoir, devant une vitrine de magasin et regarde droit devant elle, un peu blanche, les lèvres serrées, les poings fermés le long du corps… Puis elle regarde ses pieds en soutenant son gros ventre de ses deux mains.

Je ralentis… et m’arrête .

Sa salopette en jean délavé se teinte de bleu sombre et le sol, sous elle, devient humide.

Un bus, une porte de bus qui s’ouvre, [un ange passe] et la voix légèrement impatiente du chauffeur : « Vous montez mademoiselle ? ». Je bredouille que non, m’excuse et m’éloigne lentement les yeux braqués sur le trottoir d’en face. Le bus redémarre en trombe.

En face, la jeune femme est assise sur la marche de la boutique et rit au téléphone. Deux dames sortent de la boutique, un passant s’arrête. Ils aident la jeune femme à se relever et l’installent à l’intérieur. Elle, elle est rayonnante. Elle range son téléphone dans sa grande poche humide. Sa main se crispe sur son ventre.

Je dépasse un petit garçon et sa grand-mère. « Si mamie, j’te l’dit, elle a fait pipi sur le trottoir la dame ! »

Je repars, un sourire vissé d’une oreille à l’autre. La journée s’annonce belle. Et je suis vraiment pas en avance, comme d’hab’…